Affichage des articles dont le libellé est Littérature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Littérature. Afficher tous les articles

mardi 26 juillet 2011

Visites antiques ;


       Tombé sur ce roman par pur hasard en faisant du rangement à la médiathèque, je fus tout d'abord attiré par sa couverture ; douce et claire, représentant un détails de la fresque du Printemps. Je me suis alors laissé tenté par le résumé, qui m'envoûta tout autant. C'est donc du dernier livre de Patrick de Carolis que je vais vous parler, La dame du Palatin. Le présentateur de des racines et des ailes y relate la vie de la femme de Sénèque, Paulina, ainsi que sa condition de femme en cette période antique (Ier siècle après Jesus-Christ). Passionné(e) d'Histoire ? Un luxe de détails historiques s'offre à vous, allant des cultes polythéistes, au christianisme, mais aussi à la prise du pouvoir par Néron et Agrippine. Ainsi, l'auteur parvient à nous instruire sur de nombreuses choses, la vie de Sénèque, ses travaux, la situation politique, économique et sociale de l'époque. Bien évidemment, il ne faut pas entendre par là qu'il s'agit d'un récit plat et dénué de sentiments. La narration s'imprègne des ressentis de Paulina, c'est d'ailleurs la vie de cette dernière qui fait l'objet du récit.

     La scène débute en Arelate, Arles actuelle, où vit cette enfant nommée Paulina, fille de Paulinus Pompeius et de Serena. Elle grandit entre un père trop souvent absent et une mère quelque peu sévère. Vertueuse, Paulina connaît un jour le mariage forcé et de nombreux événements s'ensuivent, heureux, mais aussi a contrario, malheureux.

    Personnellement, ce livre m'a énormément plu, je n'en ai d'ailleurs fait qu'une bouchée. Je n'ai presque rien à redire, si ce n'est peut-être l'exagération des actes impériaux. Il est vrai qu'ils furent extrêmement cruels ou exacerbés quelques fois, mais jusqu'à une certaine limite. Bref, c'est un livre à emmener avec vous au bord de la piscine, ou dans la jeep qui vous emmène observer les fauves dans la savane en Afrique.


LA DAME DU PALATIN, de Patrick de Carolis : 22€ aux éditions Plon.


lundi 18 juillet 2011

Ou la légèreté ;

Je me motive à publier un article littérature en ce jour de grisaille impressionnante, où la motivation manque habituellement. Il est temps que je me prenne en main ! Je vais donc vous parler d'un livre prêté par Mathilde, suite à une discussion sur la littérature actuelle. Il s'agit de la délicatesse, de David Foenkinos. Les histoires à l'eau de rose ne sont pas ma tasse de thé en temps normal, sauf qu'ici, l'auteur nous transporte de manière extrêmement gracieuse dans les mésaventures humaines et l'incompréhension de l'être. Doucement bercé par un récit teinté d'une belle allégresse, le lecteur plonge ensuite avec Nathalie, la protagoniste, dans un spleen porté à son paroxysme. La raison ? Je ne vous la donne pas, bien évidemment. Foenkinos nous prouve une fois encore qu'il est capable de maîtriser de multiples points de vue, de celui ou celle qui souffre, à l'individu qui fait souffrir. Vous serez donc étonnés, tout comme moi, en lisant ce petit joyau, et cela vous permettra de vous distraire le temps d'un après-midi pluvieux (vous avez donc tout l'été si vous viviez au Havre !).





vendredi 24 juin 2011

"Tu tueras ton père et tu épouseras ta mère" ;



           Je trouve que je me suis beaucoup lancé dans le domaine Mode de mon blog en ce moment, et délaissé ce que j'aime au-delà... Une de mes dernières lectures est La Machine Infernale, de Jean Cocteau. "Pas très original", me direz-vous..? Certes, mais tellement intemporel ! J'ai donc décidé de consacrer un article à cette pièce de théâtre, du grand Sophocle à l'origine et revisitée par notre cher auteur. Tout le monde connaît cette fatalité du destin à laquelle Oedipe est soumis, cela sans même s'en apercevoir, pourtant prévenu par l'oracle (de Delphes il me semble..). Cette tragédie nous présente un piège infernal, pour ne pas reprendre l'adjectif de la machine, se refermant peu à peu sur le jeune homme de la ville de Thèbes. Cocteau y insère d'ailleurs des indices pour le lecteur connaisseur, qui peuvent tourner en dérisoire l'aspect quelque peu naïf du personnage principal. Une écharpe trop longue ou encore une broche peuvent devenir les accessoires les plus funestes qui soient, l'auteur nous le fait bien comprendre. Je pense qu'il serait tout de même intéressant de vous faire un petit point info sur l'histoire sans vous en dire trop ; Jocaste et Laïus sont les souverains de la ville de Thèbes, et ont un enfant, Oedipe. L'oracle leur apprend que ce même enfant tuera son père et épousera sa mère. Pris de peur, les deux parents s'empressent de perdre le petit dans la montagne. D'abord recueilli par un berger, puis confié aux souverains de Corinthe, Polybe et Mérope, Oedipe grandit loin de ses origines. L'oracle rendu ne manquera cependant pas ses cibles.. Je ne vous en dévoile pas trop non plus ! 


          Je conseille donc à tous(tes) les lecteurs(trices) n'ayant pas encore lu ce livre de s'y plonger au plus vite, il ne vaut pas très cher. (Une somme proche des trois ou quatre euros à la Galerne, en édition Livre de Poche !). 


Oedipe et le Sphinx, J.A.D. Ingres.

dimanche 29 mai 2011

Rendez-vous à l'Est

       Purge, je ne savais pas pourquoi Oksanen avait nommé ainsi son dernier roman. Mais j'ai découvert il y a peu que cela pouvait avoir un rapport étroit avec les purges staliniennes. Bref, ne nous attardons pas sur le titre du prix Femina 2010. "Si vous devez lire un livre cette année, lisez Purge." Je pense que même si vous ne devez pas lire de livre cette année, vous devez le lire. En mêlant des faits actuels tels que la prostitution, la drogue, avec une histoire d'amours empreints de jalousie de l'époque de la seconde Guerre mondiale et au-delà, Oksanen ne prétend certainement pas nous prendre par la main afin de nous désigner des détails historiques mais cherche à dépeindre une histoire familiale. Une histoire certes, troublante et incroyable à première vue, profondément noire. La joie clairsemée éveille, dès son apparition une compassion nuancée du lecteur car trop rare. 

          L'histoire prend place en différents endroits, en Russie dans la ville de Vladivostok, et en Estonie notamment. Zara, est une adolescente typique, rêve et failles compris. Elle se retrouve embarquée dans la prostitution. De l'autre, Aliide, un personnage proche de Zara sans l'être, vit dans l'ombre de sa sœur, Ingel. Le temps amène les deux protagonistes à se retrouver, dans des conditions précaires. 

Empruntez-le,
Lisez-le,
Ne le relisez-pas.



              Sofi Oksanen (1977), est une écrivaine finlandaise, née d'un père finlandais et d'une mère estonienne, cette dernière ayant vécu en Estonie occupée et migré en Finlande en 1970. Son dernier roman, Purge, a obtenu le prix Femina du roman étranger, et le Grand Prix de littérature du Conseil Nordique. Un film sortirait en 2012, et s'inspirerait de ce roman.



Quelques repères ; 

L'Estonie est occupée à partir de 1939 par l'URSS communiste de Staline, et ce jusqu'en 1991. 


Petite blogueuse finlandaise que j'aime beaucoup ; Rebecka Häggblom